Dans son nouveau documentaire « Et les mistrals gagnants » sorti en salle le 1er février 2017, Anne-Dauphine Julliand se livre une fois de plus sur la maladie, celle de ses enfants. L’histoire de Thaïs, sa première fille qui dès la naissance est diagnostiquée d’une leucodystrophie métachromatique, une forme rare de maladie lysosomale. Trois ans plus tard, Thaïs meurt.


Un film percutant

Dans ce documentaire, la réalisatrice suit le quotidien de cinq enfants: Ambre, Camille, Charles, Imad et Tugdual. Des enfants heureux, libres et malades. Tous atteints de tumeurs ou autres maladies graves, ces petits bouts-de-chou arrivent à apprendre beaucoup aux adultes qui les entourent. Leur naïveté et leur façon de saisir l’instant est déstabilisante et très émouvante. La photographie du documentaire est très belle. L’atmosphère très douce. Ce film est un hymne à l’amour et à l’espoir. En 1h30, on découvre tout du quotidien de ces enfants. Du rire aux larmes, ils nous entrainent sur le chemin du bonheur.


L’ESPOIR, LA CLÉ DU BONHEUR

Pour bien comprendre ce documentaire, il faut s’immerger dans l’histoire d’Anne-Dauphine Julliand. Cette femme et mère de quatre enfants, à qui la maladie a arraché deux des siens. Après la mort de Thaïs en 2007, sa petite sœur Azylis se révèle également porteuse de leucodystrophie. Elle subit une transplantation de moelle, la maladie se développe moins vite chez elle que chez sa soeur. Elle finit par mourrir ce 20 février 2017. 20 jours après la sortie de « et les mistrals gagnants ».

Dans ses mots, Anne-Dauphine se veut très rassurante. « Ma fille était heureuse » affirme t-elle sur le plateau de Thierry Ardisson en 2011. Après avoir écrit plusieurs livres relatant son expérience de vie familiale, elle donne aujourd’hui la parole aux enfants.

C’est à travers ces enfants, âgées de six à neuf ans que cette catholique pratiquante envoie un message d’amour. Très beau, très fort. Ce documentaire est  un récit de vie. Une vie à laquelle personne ne s’attendait, mais qu’on doit accepter. Un bel hommage à ces enfants qui ont eu moins de chance que d’autres mais qui gardent le sourire. Leur insouciance, c’est  finalement grâce à ça que leurs proches tiennent le coup. Parce qu’ils il ne vivent pas comme les autres, mais que leur enfance demeure la même.