Dans une société où l’on se veut chic et branché, certains préfèrent adopter une culture bien plus underground.

La Techno : de ses débuts méprisés à l’époque de son apogée. 

Lightshow - Culture rave
Lightshow – Contrast 16/12/17

Depuis les années 90, une culture en marge de la société s’affirme. Un mouvement alimenté par la musique électronique qui pousse ses fans à se rendre dans des lieux inexploités pour profiter pleinement de leur amour pour le son.
Ces passionnés de sonorités rythmés se sont créer une vraie communauté au fil des générations. C’est une nouvelle façon d’écouter la musique, de se mélanger mais surtout de s’habiller. Ce mouvement attire. Sa tolérance, sa liberté d’expression et son non conformiste nous amène aujourd’hui à l’apogée de la Techno.

Les jeunes décident d’un nouveau visage pour la Techno

Culture rave
Lightshow – Culture Rave

Une Techno de plus en plus rapide, se rapprochant de plus en plus de l’Hardcore. Elle se dessine avec un style plus sombre, plus dark se rapprochant de l’influence BDSM.
Ce sont des vêtements essentiellement noir, laissant
apparaître les filets qui cache les nombreuses parties du corp apparentes. On se décore de chaines, de bob, de plateformes et de kaway larges. Sans oublier l’accessoire iconique du mouvement : la banane.

Dans une société où l’on continue d’interdire ses soirées « clandestines » n’est-il pas amusant de voir les plus grandes marques emblématiques de la mode s’en inspirer?

Lors de la sortie des collections printemps-été 2017 certaines grandes marques avaient déjà misé sur le mode Techno 90’ : Marc Jacob, Gucci, Vêtements. Une mode de teuffeurs bien plus coloré que leurs successeurs. Des joggings « sweetwear », des vêtements larges et flashy où l’on rajoute des logos variés.

Mais le coup de grâce fut dévoilé lors de la Fashion Week automne-hiver 2017 au défilé Dior homme. Le créateur oublie l’ancienne génération de teuffeur et prend pour inspiration cette nouvelle génération hard-techno : « ces jeunes qui sortent toute la nuit et refusent de grandir ». Cette nouvelle collection « Hardior » reprend l’accoutumance de cette nouvelle vague plus sombre et décalée.
Il plonge ramène les spectateurs au fond de la banlieue, dans un hangar sombre, avec une scénographie semblables aux plus gros évènements techno. Des lasers s’agitent au rythme des sonorités acidulés de la musique choisit pour ce défilé. Le créateur belge à la tête de Dior homme : Kris Van Assche, impose une ambiance de Rave Party pour la première fois lors d’un défilé de mode.

Vidéo du défilé Hardior : https://www.youtube.com/watch?v=tkaQbbM-3q0

Une culture raffinée consciencieux de la mode face à une culture rebelle qu’est la techno

Cette culture techno s’oppose souvent à la culture raffinée de la mode européenne et de ses clients.  Une clientèle trop soucieuse de son apparence, essentiellement moins tolérante et moins ouverte que le mouvement. Cette clientèle sera-t’elle capable de reprendre leurs codes vestimentaires? Les voyant sûrement comme des dépravées de la société, ils devront pourtant maintenant s’en inspirer.
La divergence d’inspiration de la mode nous emmène à nous poser certaines questions.
La mode pourrait-elle permettre de changer la vision de certaines cultures?