Pâtes ou pizza ? Pop ou rock ? Sortir ou dormir ? Le jour ou la nuit ? Noir ou blanc ? Oui ou non ?! Merde ! À quoi bon trancher ? Il parait que choisir, c’est renoncer.

Oui. Je fais partie de ces gens pour qui prendre une décision relève du défi. Un défi quotidien qui peut se transformer en véritable handicap. Et c’est valable pour tout : des choses les plus importantes aux plus anodines. À force de vouloir en permanence atteindre la perfection, à force de poser systématiquement le pour et le contre et d’avoir toujours peur de se tromper, on finit par ne rien faire. 

Me voici donc lancée dans un article traitant l’indécision. Je suis indécise, il est fait pour moi. Mais voilà que mon cerveau me ressert son petit air « Et si tu choisissais plutôt d’écrire sur le Timeout Market Lisboa ? Ou bien sur le documentaire autobiographique de Ted Bundy ? Et l’émission cul de Monsieur Poulpe ? ». Je suis confuse. Mais cela me conforte dans mon choix initial.

 

Mais pourquoi suis-je indécise ?

Si vous êtes comme moi : que vous éprouvez du malaise face à un choix ou à un dilemme, ne culpabilisez pas ! Avec du recul, c’est en fait tout-à-fait logique. En effet, selon les psychologues, l’indécision s’explique par : la peur d’abandonner toutes les opportunités, le refus de faire le deuil du choix qui n’a pas été pris, la hantise d’assumer les conséquences d’un choix, la crainte de prendre des risques et le sentiment de contrôle.

  • Les psychologues semblent tous d’accord sur un même point : une personne indécise est une personne qui manque de confiance en elle. Plutôt ne pas agir que de se tromper. La peur de ne pas prendre la bonne direction revêt un caractère étouffant. Au manque de confiance en soi s’ajoute un naturel perfectionniste qui fuit la frustration. Dans ce cas l’indécision permet le consensus et le sentiment de toute puissance. C’est vrai que choisir un plat au restaurant, c’est faire une croix sur tous les autres. Du moins quand tu n’as pas d’argent, comme moi.
  • Selon les analystes transactionnels, un « scénario de vie » hérité de l’enfance reflète en chaque indécis. Dès son plus jeune âge, l’enfant se formalise à ne plus prendre de décision. Adulte, cet engagement précoce et immature refoulé dans son inconscient l’oblige à tergiverser.
  • Quant à la psychothérapeute Isabelle Crespelle, « l’indécision peut venir du “moi-parent”, (…) du modèle parental que la personne a incorporé dans son enfance et qu’elle répète une fois adulte. La personne s’est tellement suradaptée au désir (…) de ses parents, qu’elle n’est plus à l’écoute de ses propres désirs. »  

Conseils d’une indécise

Cher indécis, chère indécise, permets-moi de te donner quelques conseils :

Projetez-vous

C’est en faisant exister une idée dans le cerveau qu’elle devient réelle. Déterminez votre objectif final. Et ainsi, imaginez ce qu’il se passerait si vous preniez telle ou telle décision. Le choix qui respectera le plus votre objectif sera le bon. Si cela n’est pas suffisant, alors osez et acceptez de prendre des risques. Ça ne sera pas évident au début, mais vous verrez, vous y prendrez goût. Au pire ? Vous vous tromperez. Mais souvenez-vous alors de la phrase préférée de maman : « C’est en se trompant qu’on apprend ». Et apprenez cette sage pensée du philosophe Lao Tseu : « L’échec est le fondement de la réussite ». 

Suivez vos réactions corporelles

Il n’existe rien de plus puissant qu’une personne qui répond à la vie. Cela sous-entend de se faire confiance et d’abandonner un mode de fonctionnement conditionné. Lâche prise ! Écoute ton corps. Tu verras, c’est viscéral. Ces sons ou ces mouvements du corps sont là pour te donner une réponse spontanée, pure, directe. Ils te permettent de savoir si oui ou non tu disposes de l’énergie nécessaire pour accomplir telle ou telle action, ou s’il est juste correct pour toi de rentrer en relation avec telle ou telle personne, ou situation. 

Répondez à des questions fermées

La magie pour toi, c’est de répondre correctement. Or, tu n’es pas conçu pour choisir. L’astuce est donc de demander à tes proches de te poser des questions fermées, les unes après les autres. Au début, ça pourra sembler laborieux ! Avec de l’entrainement, ça ira. Il peut arriver que tu ne parviennes pas à définir une réponse : soit parce que la question est mal formulée, soit parce que ce n’est pas le bon moment. Dans ce cas, demande à ton interlocuteur de te reposer la question différemment ou ultérieurement. Décomplexe toi ! 

 

 

Bon sinon, tout va bien ! La vie est belle.

Aucun rapport, mais si l’envie te prend de vouloir passer ton BAFA pour devenir animateur : lis cet article ! Il est motivant.