Lycéens, lycéennes, étudiants, étudiantes : cet article vous est consacré. Vous souhaitez gagner un peu d’argent tout en vous amusant ? Vous avez soif de découvrir des activités inédites ainsi que des paysages spectaculaires ? Laissez moi vous convaincre de passer votre BAFA pour devenir animateur de colo à travers cette journée type ! 

Le matin, ça pique

07:00

Le réveil sonne. Il est l’heure de foutre ma tête dans les draps pour vérifier qu’aucun enfant a fait pipi au lit. Après ce réveil en douceur, je me rends en salle d’activité pour attendre patiemment que le petit déjeuner ouvre ses portes. Un gamin, apparement matinal, me supplie de jouer avec lui au Uno. Je suis ravie. Pendant que je tente encore d’accommoder mes yeux pour ne plus voir flou, 18 portraits de moi, très abstraits, me sont offerts par les enfants.

8:00

Il est l’heure de se rendre au petit déjeuner. Pas de bol, le petit Théo en face de moi vient de renverser ses céréales sur lui. Je fais semblant de ne pas l’avoir vu en attendant qu’un autre animateur de colo le remarque.

9:00

Départ en activité paddle en dehors du centre. Alors que nous vérifions pour la 4ème fois qu’aucun enfant soit oublié dans sa chambre, la chauffeuse du bus klaxonne car «elle n’est pas payée pour attendre». Certes.
Pendant que les enfants tentent, en vain, de rester plus de 8 secondes en équilibre sur leur paddle, je rejoins le zodiac du moniteur. Je souffle enfin, mais cela ne va pas durer. Ce kéké de moniteur me parle, me parle beaucoup trop. Pour être honnête, il m’emmerde. D’autant plus qu’il lui vient la meilleure idée du siècle : me faire tomber dans l’eau. Et ça le fait rire.

L’après-midi, ça pique

12:00

Arrive enfin le déjeuner. Nous nous pressons de nous installer à table. Mais la désillusion surgit lorsque nous apprenons le menu : poisson accompagné de flageolets. Ma directrice me surveille : je dois goûter devant les enfants pour donner le bon exemple. C’est écrit dans le projet pédagogique !  Évidemment, je me retrouve à la table de Théo. Il a fait tomber «sans faire exprès» son verre d’eau dans son assiette. L’enfant est malin.

13:00

Temps calme, enfin ! Je chope un matelas que j’installe dans le couloir, entre les chambres. Il n’y a aucun bruit, mais je ne m’empêche pas de répéter « silence ! » pendant 10 minutes pour bien leur montrer que je suis là. Je m’endors. 

14:00

Le temps est venu de passer à la grande activité. Mon collègue explique les règles. Évidemment, on sait qu’un enfant sur trois ne va rien comprendre. D’ailleurs, j’ai moi-même rien pigé. Comme prévu, le grand jeu part dans tous les sens : Théo tape son copain avec une branche, Lucie l’asthmatique fait une overdose de vantoline, et une demie douzaine de gamins font la queue devant l’infirmerie pour «écorchure» du genoux. 

16:30

Au goûter, c’est du quatre quart, comme hier, comme avant-hier, comme depuis le premier jour. J’en profite pour annoncer à mes collègues que «je vais voir Nico». Nico ? C’est la nicotine, c’est pour la pause clope. Je vais enfin fumer la première cigarette de ma journée. Il est temps car je n’ai plus d’ongle à ronger !

17:00

Vient le temps des douches. Comment dirais-je ? Patinoire. Pataugeoire. Bordel. Théo y sort sec et crasseux, Camille s’ouvre l’arcade, Samuel regarde dans la douche des filles. Les enfants ne nous laissent véritablement aucun moment de répit.

Le soir, ça pique moins mais ça pique quand même 

19:00

Dîner. A contrario du midi, la cantine nous prépare des œufs à la mayonnaise en entrée, hamburger frites en plat principal et glace en dessert. Le régime alimentaire est superbe ! D’ailleurs, la moitié de la colonie de vacances fait la queue pour avoir du rabe. Sans surprise, Capucine qui est allergique au lactose, vient de manger tout un pot de mayonnaise. Son visage a triplé de volume.

20:00

Ce soir, je suis en congé. Je vous épargne donc la veillée ainsi que le couché. Mais comme moi, vous vous doutez sûrement que ce fut un carnage. On en peut plus de ces gamins !

22:00

Place à la réunion. Après avoir fait un bilan très glorieux de la journée, nous attaquons la préparation pour le lendemain. Le «5ème», qui est le 5ème repas de la journée, nous est apporté par le service technique. Je vous laisse deviner le menu ? Pas compliqué : un quatre quart !

Petit garçon qui mange du chocolat

Alors, futur animateur de colo, convaincu ? 

Et si vous voulez en savoir plus sur le BAFA, rendez-vous sur le magnifique site du Ministère de l’Éducation Nationale.