Le mouvement écologique et les festivals

Aujourd’hui, on constate que de plus en plus de festivals se prêtent à certaines démarches écologiques afin d’atténuer les dégâts sur l’environnement. À cette heure, les festivals sont plus nombreux et populaires qu’ils n’ont jamais été, tout comme le sont leurs risques et enjeux environnementaux. C’est donc par chance que cette problématique est sollicitée par des personnes responsables, telles que Marie Sabot, directrice du festival We Love Green. Cette dernière a mise en place de nombreuses démarches sensibilisant les visiteurs du festival au développement durable. 

Serait-il donc possible de rendre la majorité de ces évènements plus écolos ? En vue des mises en œuvre déjà présentes sur plusieurs sites, on pourrait croire qu’un jour la plupart des festivals seront bien plus écolos qu’ils ne le sont à l’heure actuelle.

 

Les enjeux environnementaux concernés

On a tous une image représentative d’un festival, que ce soit des étendues couvertes de boue, déchets, gobelets et mégots, de pogos à ponchos, de queues interminables pour les WC… Bref, un bordel pas possible dont on se souviendra comme un des « meilleurs week-ends de sa vie » malgré tout. On adore.

Ce n’est donc pas pour rien que près 7 millions de français se sont rendus à des festivals en en 2017. Rien qu’avec ces chiffres en France, vous pouvez imaginer les statistiques à travers toute l’Europe, voire le reste du monde, ainsi que les dégâts environnementaux qui en résultent. Panique à bord, effectivement.

D’autant plus que des bouteilles d’eau en plastiques y sont vendues en masse, malgré la présence de fontaines mises à disposition. Et puis il y a les toilettes chimiques… n’en parlons pas.

 

Des efforts “verts” le développement durable

Grâce à la détermination de Marie Sabot, les visiteurs du festival de We Love Green sont désormais sensibilisés aux enjeux environnementaux lorsqu’ils sont incités à réutiliser leurs gobelets en plastiques (au coût de 1€ lors de l’achat de sa première boisson). L’esprit de recyclage est très présent sur le site, particulièrement en fin de soirée lorsqu’on se met à courir dans tous les sens à la chasse aux gobelets oubliés par terre, afin de se faire une petite somme de 5-6 euros, voire 40 balles si on est vraiment déterminé à ramasser 40 gobelets sur 4 500 m2 de sol boueux (ce qui est déjà arrivé, et bien plus d’une fois ! Ah, ces étudiants…)

D’autre part, des poubelles de tri sont mises à disposition ainsi que des cendriers et des fontaines à eau potable, également. La mise en place de toilettes sèches a permis de créer un engrais à partir du phosphate de l’urine des festivaliers ; ceci étant tout comme le phénomène brésilien, où l’on y recycle l’urine des festivaliers afin de produire de l’électricité. Un p’tit pissou qui devient de l’énergie renouvelable – qui l’aurait cru ?

 

Instagram We Love Green

Réjouie, Sabot annonce « Nous en sommes déjà à 100% d’énergies renouvelables. Nous avons une scène alimentée à l’énergie solaire : c’est possible parce que les cellules photovoltaïques sont bien meilleures qu’avant et parce que tout notre éclairage scénique est LED.” Elle ajoute que la start-up Backup Green leur fournit des groupes électrogènes qui fonctionnent à l’huile alimentaire recyclée, et non au fioul.

 

Toutes ces stratégies contribuant au développement durable étant déjà présentes sur plusieurs sites de festivals autour du monde, il est fort possible qu’un jour tous les festivals soient écolos.