On l’appelle le « Hanami ». Et c’est un véritable évènement qui rythme la vie de l’Empire du soleil levant à l’annonce du printemps.

Chaque année, en avril, les Japonais affluent dans les parcs de l’archipel pour aller s’adonner à une tradition nationale : la contemplation des cerisiers en fleurs. Une coutume immuable qui leur donne l’occasion de festoyer, en famille ou entre amis, à l’ombre des « sakura » tout de rose vêtus.

Des bulletins météo « spécial Hanami »

Hanami au japon
Hanami au japon

Pendant une dizaine de jours, du  « kaika » qui symbolise l’apparition des toutes premières fleurs jusqu’au « mankai » qui correspond au pic de la floraison, le hanami occupe tous les esprits mais aussi un large espace médiatique. Les télévisions diffusent même des bulletins météo spéciaux pour donner des informations sur les lieux et sur la progression des floraisons. De même, la presse écrite lui consacre de nombreux articles. Et les Japonais, habituellement de nature très réservée, en profitent pour s’ouvrir aux autres et décompresser. Et tout en se régalant de mets traditionnels et de saké.

Sakura, la fleur sacrée

Hanami au japon
Cerisiers en fleurs

Cette pratique ancestrale du hanami a vu le jour entre le 8ème et le 10ème siècle avec la croyance selon laquelle des dieux vivaient au sein des arbres. En effet à cette époque, le fleurissement des cerisiers coïncidant avec le début de la période de plantation du riz, les Japonais effectuaient alors des offrandes aux pieds des Sakuras pour favoriser la récolte à venir. De son côté, l’élite de la cour impériale écrivait des poésies pour vanter la délicatesse de cette fleur sacrée. Cette fleur était vue comme une métaphore de la vie elle-même, lumineuse et belle mais passagère et éphémère.

Depuis cette époque, les Japonais n’ont jamais cessé de célébrer le hanami. Et, l’engouement de cette tradition typiquement japonaise a même traversé les frontières. Aux Etats-Unis, la ville de Macon, en Georgie, organise même « l’International Cherry Blossom Festival ». D’ailleurs, la ville est connue maintenant comme la « capitale mondiale du cerisier » puisqu’elle compte près de 300 000 sakura.

Pour célébrer le printemps à la façon japonaise, ce rituel a aussi gagné l’Europe. Ainsi, la fête du hanami existe à Rome depuis que le Japon lui a offert de nombreux cerisiers en 1959. Mais également, en France, dans les Hauts de Seine, au parc de Sceaux.

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