« Il pleut, mets ton K-WAY !!! », phrase redoutable que nous criait notre maman lorsqu’on était petit. Plutôt attraper froid que de porter cette cape en plastique difforme nous disions-nous ! Et pourtant, 53 ans après sa création, le célèbre coupe-vent devenu un véritable accessoire de mode continu son ascension. Mais quel est son secret ?

 

Assis en terrasse au Café de la Paix, c’est en 1965 que Léon-Claude Duhamel a l’idée du K-Way. Un coupe-vent en nylon, simple, léger et facile à transporter pour se débarrasser des parapluies, chapeaux et autres objets encombrants. Ce vêtement pratique, transportable à l’aide d’une banane inspirera plus tard grand nombre de créateurs et artistes jusqu’à aujourd’hui.

En plus d’être pratique le K-Way est « fun »

C’était l’accessoire des soirées déguisées et des week-ends entre potes à Bagnères-De-Bigorre ou encore au Chambon-Sur-Lignon.
D’abord porté par Sophie Marceau dans le célèbre film « La Boum » il incarne la légèreté et l’adolescente bien dans sa peau. Le virus du K-Way se propage et est un accessoire mixte phare des années 80. On le porte de toutes les couleurs pour décaler n’importe quelle tenue. En 1990, le mot est intégré au dictionnaire Larousse, signe de sa forte popularité.

Malheureusement en 1992 un tragique incendie détruira l’ensemble de l’usine et d’autres marques concurrentes s’imposeront sur le marché. Nous assistons ensuite à une longue période « sans K-Way » où les modes se renouvellent sans cesse et mettent le coupe-vent au placard.

Mais le K-Way nous fait rire. C’est d’ailleurs l’humoriste français Dany Boom qui en fera un sketch « Waïka » en 2006 (K-Way en verlan) permettant à la marque de refaire parler d’elle, deux ans après son rachat par le groupe Basic Net.

 

Quand le ringard devient tendance

Cette décennie marque le retour de ces marques oubliées qui refont surface et que tout le monde s’arrache, comme FILA, KAPPA ou encore Champion. La nostalgie fait vendre et permet à ces marques de se repositionner et de devenir haut-de-gamme, ce qui fait le bonheur de certaines enseignes comme Urban Outfitters.
Deux ans après, en 2008, de grandes marques comme COS, Manoush, Gap ou encore Uniqlo sortent leurs propres version du K-Way, remis au goût du jour. Ça y est, l’accessoire indispensable des week-end au camping et des balades sur les digues du Touquet est de retour dans nos dressings.

Page Instagram BoutiqueJole K-Way

En 2011 c’est Marc Jacobs qui signe une collaboration avec la marque. Il s’empare du modèle « Claude » et le décline dans une version en coton imperméabilisé gris. Enfin, en 2013, la première boutique K-Way ouvre ses portes à Paris. C’est ensuite au tour de Maje ou encore de DSQUARED2 de créer sa collection capsule avec la marque.

Après le fort engouement du K-Way, le nom continu d’être exploité et la marque decide de décliner sa collection. Elle concurrence dorénavant Moncler avec ses doudounes légères et dans l’air du temps. Elle fait également de l’ombre à Lacoste avec ses polos de qualité (Site officiel).

Si vous ne voulez pas dépenser de fortune mais souhaitez tout de même avoir cet intemporel dans votre dressing, foncez chez Emmaüs. Avec un peu de chance vous pourrez dénicher d’ancien modèles, comme les célèbres K-Way tricolores que portez vos parents quand ils avaient votre âge. La chasse au trésor est lancée !

 

Et vous, avez-vous attrapé le virus du K-Way ?