Voilà bientôt seize jours que l’on m’a annoncé cet exercice : rédiger un article de 300 à 3000 mots avant la deadline. Oui parce qu’on fait de la communication you know, on ne dit pas “date limite” mais bien deadline, parce qu’on a vraiment pas le temps de tout traduire. Bref, la deadline c’est vendredi 29 mars 23h59. Mais là, on est jeudi 28 mars 19h38, et je ne sais toujours pas quoi écrire. Mon problème ? C’est que ma meilleure copine Inspiration, m’a lâchée. Au vu des partages sur mon fil d’actu Facebook, j’ai l’impression qu’elle m’a remplacé par mes camarades de promo. Alors plutôt que de ne rien écrire, j’ai décidé de n’écrire sur rien, pour peut-être, qui sait, retrouver l’inspiration.

Ce que je voulais faire avec de l’inspiration

Alors au début je me suis dit “un article à rédiger ? Super, ce type d’exercice c’est vraiment fun !”. Et c’était censé l’être. Je me voyais déjà trouver une source d’inspiration bien sympa et originale. Quelque chose dont personne n’aurait osé parler, du style “Drogue et sexe : les étudiants de l’EFAP se livrent enfin !”. Je l’aurais tourné sous un angle assez fun pour qu’on se dise “cette Alix quand même, elle en a de l’inspi**tion !”. Il aurait fallu trouver une chute sympa mais touchante. En plus parmi les consignes, il fallait penser à intégrer un lien interne dans son article. Traduction : fais ton auto-promo d’un truc que t’as déjà écrit sur cette plateforme. Le concept était vraiment cool. J’aurais conclu sur un moment émotion et là BAM : mon article sur l’hypersensibilité. Mais soyons réalistes, cette idée n’était pas brillante, et n’aurait surement pas fait rire les étages administratifs de l’EFAP.

Ce que j’ai failli faire sans inspiration

J’ai bien du tenter 8 versions d’articles sur 8 sujets différents, mais l’inspiration n’était toujours pas là. Et puis, finalement, c’est ça que j’ai décidé de publier. Autant vous dire que le level (eh oui, rappelez-vous : on fait de la com’) n’était pas franchement au rendez-vous. J’ai aussi pensé à écrire un article sur Marseille (parce que vraiment c’est une ville de ouf), mais c’était trop facile de tomber dans le cliché. Et aussi trop cliché de tomber dans le facile. Bref, j’ai avorté l’idée. J’ai ensuite voulu écrire un article sur “mon top 5 des bars à Paris”, mais là, je sais que je peux compter sur au moins 136 de mes 300 camarades de promo. Bref, j’ai encore avorté l’idée. La dernière qui m’est venue c’était d’écrire un article sur le soleil. Parce que le soleil c’est franchement quelque chose de sympa.

Alors finalement, on n’est pas si mal loti avec mes lignes qui ne parlent de rien, non ?

Ce que je fais pour me rattraper

Pour me déculpabiliser, et parce que je craignais un peu le 0 avec mon article d’escroc, j’ai réalisé mes petites recherches sur la seule et l’unique : l’inspiration ! Alors déjà l’inspiration, ce n’est pas juste “le souffle créateur qui anime l’écrivain”, c’est aussi “la phase de respiration pendant laquelle l’air pénètre les poumons”. Eh oui Jamie !

En réalité, la panne d’inspiration est une idée conçue. On ne souffre pas d’un arrêt total d’idée, tout comme, heureusement, on ne souffre pas d’un arrêt total de respirer. En réalité, ce sont les frustrations qui ralentissent, ou plutôt freinent notre créativité. En me baladant sur Google, j’ai lu pas mal de conneries sur le sujet, mais j’ai quand même entendu des choses intéressantes ici si vous avez du temps, et si vous en avez un peu moins, ici.

Moi par exemple, comme je l’ai dit plus haut, je voulais écrire un article sympa et original, qui sorte de l’ordinaire. Tellement, que j’en ai fini par écrire un article phatique… sur le fait que je n’arrivais pas à écrire mon article.

Bande dessinée Le Chat "écrire sans raison"