La vive rencontre

Ils se connaissent depuis quelques années déjà. Quand elle est arrivée au Lycée, il faisait parti du même cercle d’amis que le sien. Ils se voyaient à quelques occasions sans vraiment se parler. Ils se connaissaient  mais ils ne s’appréciaient pas vraiment, du moins aucune approche n’avait été tentée. Un soir, va savoir pourquoi, ils se sont embrassés. Ca fait bientôt trois mois qu’ils entretiennent une relation basée plus ou moins que sur le sexe. Au début c’était clair, il n’y avait la “baise” et rien d’autre. Ils pensaient sûrement tous les deux que ça les arrangeait bien d’avoir un “plan cul” régulier. C’était la vive rencontre entre la peur et l’envie.

Deux garçons discutent de leur potentielle retrouvaille. Un moment intime sans lendemain. Les vices de la nuit nous rattrapent au petit matin. C'était la vive rencontre entre la peur et l'envie. 
Le coeur blessé

Les touchés-coulés

On pense toujours que c’est simple et que la chose sur laquelle on se base en tout premier ne se modifiera pas avec le temps. On a tendance à croire que les choses restent statiques, qu’elles n’évoluent jamais. En fait je pense qu’on se surestime. Les Hommes désirent avoir le plein pouvoir sur eux-mêmes et donc parallèlement ils s’en croient capable. La vérité c’est que les choses nous dépassent et qu’on est surpris continuellement. Par contre, aujourd’hui, on sous-estime le sexe. Le sexe, dans nos consciences modernes, doit être à la portée de tout le monde. C’est ce qui nous perd tous et modifie notre rapport à l’autre. On se dit qu’on a pleins de choses à découvrir, qu’on se lasserait d’un même partenaire. C’est alors qu’on décide de « découvrir  le monde », métaphoriquement c’est comme si on partait à la « conquête du sexe ».

On a tendance à croire que les choses restent statiques, qu’elles n’évoluent jamais. On devine les fesses de plusieurs corps allongés et ça nous fait penser à un paysage de colline. Le fond est bleu comme le ciel.
Les collines érotisées

La romance arrogante

Si on sort le soir, en ayant notre plan cul en parallèle, et qu’on trouve un partenaire susceptible de nous satisfaire d’avantage alors on saute sur l’occasion. Puis le lendemain, on fera comme si rien ne s’était passé et on reverra notre plan cul. C’est le cycle de l’immaturité. On se perd, on a peur, on réfléchit trop ou pas assez. Finalement, on ne se pose pas les bonnes questions. On ne sait pas ce qui est bien pour nous. Alors on continue, on recommence et surtout on ne s’attache pas. Enfin, déjà faudrait-il ne pas s’attacher. Disons qu’à ce moment là aussi on feint de ne pas aimer. Ca nous rassure. Rien n’est engagé. On est libre. On se voit, on couche ensemble, on discute, on est bien que tous les deux. Mais le lendemain on est aussi bien seul, sans devoir faire aucun compromis. Le compromis fait peur parce qu’il nous « infligerait » de devoir renoncer à nos plaisirs pour l’autre. On pense se laisser aller mais on est dans le contrôle de tout. On contrôle nos sentiments, nos gestes, nos pensées, nos mots, nos regards, nos attentions. Mais on se fait du mal. On s’oublie au détriment du principe. Si on ne s’écoute pas, comment s’aimer ? Et si on ne s’aime pas, comment l’aimer ?

On se perd, on a peur, on réfléchit trop ou pas assez. Deux jeunes gens debout ont les yeux fermés. L'adolescente a sa chemise ouverte, le garçon la renifle.
L’odeur du nous

 

A lire aussi : ” La nymphomanie : mythe sexiste ou réalité ? “

Et les jeunes parisiens évoquent leur rapport au sexe