Vendredi 22 Juin, 7h du matin, bientôt deux ans que je prends les transports à Paris. Je ne m’en remets toujours pas. Si vous ne le saviez pas, j’habite à Meaux, en Seine-et-Marne. La « ville de Copé » me direz-vous. Pour vous situer, c’est à côté de Disneyland. Je sais à quoi vous pensez. Oui je fais l’aller-retour tous les matins et non je ne prends pas l’avion pour venir. Je prends le train. Tenez, parlons en !

Connaissez-vous le « wagon fumeur » ? Oui ça existe. Vous mettez un pied dedans et vous rentrez en phase terminal d’un cancer généralisé à la première inspiration. Alors imaginez, 25 minutes de trajet ! Un aller simple direction l’enfer. Mais attendez ! Vous n’êtes pas encore arrivé à Paris. Le mélange de tabac et de substances illicites n’est que la première étape de la déstabilisation olfactive.

De l’odeur toxique à l’odeur des égouts

Arrivé dans la ville lumière, vous vous engouffrez dans les longs couloirs obscures du métro. Première chose qui vous frappe de plein fouet, l’odeur nauséabonde imprégnée dans les murs. Aucun échappatoire ne s’offre à vous. Au nom de quoi s’infliger une telle torture ? Pour la protection de l’environnement ? D’accord, mais quelqu’un a-t-il déjà songé à la protection de vos narines ? Jusqu’à preuve du contraire, personne.

Au bout du couloir, il y a le métro. Tout bon parisien doit passer par cette étape dans sa vie. Dans les bons jours, il est possible de s’asseoir et de voyager tranquille. Dans le cas contraire, c’est la misère ! Serrés comme des sardines, l’air se fait rare. De plus, certaines personnes ne font aucun effort d’hygiène.

Je m’adresse à vous, vous les gens qui croyez que vous pouvez lever les bras et diffuser vos odeurs de transpiration en toute impunité. Vous qui éternuez dans vos mains puis attrapez la barre sans aucune gène. Et, vous qui éternuez généralement en plein dans mon visage. Mon nez saigne et mes yeux me piquent !

Face à ces individus, j’adopte des stratégies incohérentes:

  • Retenir ma respiration 10 secondes pour que les microbes ne puissent pas rentrer dans mon nez. Scientifiquement impossible.
  • Jouer les équilibristes pour ne toucher aucune barre. Scientifiquement imprudent.

Pour la dernière, surtout ne pas tester dans la ligne 1 : risque de fracture du coccyx !

Les cauchemars parisiens

Ne vous en faites pas, le circuit de l’horreur touche presqu’à sa fin. Après vous être perdu dans le labyrinthe de Châtelet, avoir parcouru des kilomètres de couloirs à République et enfin vous être égaré à Saint-Lazare ou Gare du Nord. Évitez les soucis, veuillez fuir certaines stations et sorties de métro.

Si vous êtes une femme noire, pas coiffée ni maquillée, ne tentez pas de sortir à Chateau d’eau ou Strasbourg-Saint-Denis. Vous rêviez de retrouver le grand air et la liberté de respirer ? C’était sans compter sur les racoleurs qui vous attendent dès la sortie du métro et vous suivent jusqu’au bout de rue. Vous allez rêver de retourner sous terre !

La pire station ? Marcadet-Poissonniers la nuit ! De long couloirs interminables. Des hommes et des femmes qui titubent. Des consommateurs d’héroïne. Des restes de nourriture et des canettes de bières qui jonchent le sol. Ma phobie : trébucher ou marcher sur une aiguille.

Vous savez quoi ? Je déteste plein de trucs dans les transports en commun mais aller en cours sur les Champs-Élysées… C’est vraiment la classe ! Et pourtant, le pire reste à venir : le trajet du retour.