Paris et le cinéma, une longue histoire des Lumières à aujourd’hui. Visiter la ville est tout un art; nul ne sait par où commencer. Tel Léon Dutilleul dans Garou Garou, le passe-muraille, traversons non les murs mais les quartiers parisiens pour découvrir tous les masques de la capitale.

Carte du maraudeur cinéphile parisien

Montmartre; quand le cinéma prend de la hauteur

Balade dans le temps sur les pavés.

Je vous emmène d’abord avec moi dans le coeur de Montmartre. Le quartier a vu passer maintes et maintes artistes au fil des siècles. Écrivains et peintres s’y sont succédés et c’est dans la même lignée que le cinéma apporte sa pierre à l’édifice artistique du quartier. Lorsque vous y faites un tour cet été, n’oubliez pas de passer dans les squares du 18ème où des projections en plein air s’y succèderont. Prochainement, le 30 juin, à l’occasion de la fête du quartier de Charles-Hermitte, sera projeté le film « Rasta Rocket » de Jon Turteltaub, à 21h30 dans le gymnase du Stade des Fillettes. En soirée, si vous être plus paillettes et spectacles, l’incontournable Moulin Rouge vous offre de quoi réjouir vos pupilles. L’endroit est une pièce maîtresse de nombreux tournages et bien qu’on pense déjà l’avoir vu sous toutes ses coutures, la découverte est toujours au rendez-vous.

Le premier arrondissement; deuxième prise

Paris reflète le 7e art.

Le Forum des images est un lieu que l’on ne présente plus. Cinéphiles et amateurs ont déjà leurs habitudes là bas. Pourquoi ne pas en faire de même? Vivez ensuite votre fabuleuse aventure au Café des deux Moulins, toujours dans le Ier arrondissement. C’est ici qu’Amélie Poulain travaille dans le film de Jean-Pierre Jeunet. L’endroit vous plonge en plein “fifties”.

Quant aux amoureux de Paris et amoureux transits, ces quelques lignes sont faites pour vous. Minuit à Paris a été un chef d’œuvre d’Allen. Ne sommes-nous pas tous tentés de monter dans cette calèche et de voyager dans l’ancien Paris avec Owen Wilson? On peut le faire en suivant leurs pas au Musée de l’Orangerie, que le réalisateur décrit en disant que c’est le « seul musée à ne pas manquer » dans la capitale. 

Saint Michel; ça ne fait que tourner

La gargouille et la foule.

Le quartier latin est considéré par beaucoup comme celui du cinéma d’auteur. Fief étudiant et artistique, il est le foyer de beaucoup de cinéphiles. L’endroit est parfait pour y regarder un film dans une ambiance appropriée pour se sentir en immersion totale. Ma sélection se porte sur trois cinémas du quartier. Le premier et le plus connu est La Filmothèque du Quartier Latin. Films d’auteurs et de grands réalisateurs, cinémas américain comme turc ou ukrainien, il y en a vraiment pour tout le monde. Ambiance très chic à la Audrey Hepburn et plusieurs séances dans la journée comme la semaine, de quoi ravir la majorité. Vous pouvez également vous délecter dans de confortables fauteuils en velours au Saint-André-Des-Arts, cinéma d’art et d’essai qui fait souvent des rétrospectives. Si vous préférez les soirées à thème et entre amis, rendez-vous à L’espace Saint Michel avec une ambiance années 50. Vous y retrouvez fresques et photos de tournage de la collection du cinéma.

Une fois sur place, lorsque vous passez le pont Saint-Michel, regardez où vous mettez les pieds; Rémi de Ratatouille n’est surement pas loin. De là, on voit la Cathédrale Notre-Dame. Également décor d’un film des studios Disney, Le bossu de Notre Dame. De quoi finir le séjour quasi-modelé à la capitale.