Le 29 mars 2017, à la surprise générale, le Royaume-Uni « say yes » à sa sortie de l’Union Européenne à 51,9%. Mais cette histoire du Brexit et suite à de nombreux désaccords ou encore de scandales liés à la campagne, le gouvernement ne cesse de repousser l’échéance avec Bruxelles, plongeant ainsi le pays et l’Europe, dans un flou des plus total.  

 

Une date mémorable loin d’être honorable 

 

La livre sterling, le volant à droite, ces éléments faisaient déjà du Royaume-Uni un lieu à part en Europe. Mais depuis cette date historique, cette île au milieu de la Manche a décidé de s’exiler davantage.

La campagne de cet événement majeur, s’est déroulée avec des promesses de campagne fortes pour le côté « Leaving », notamment sur la question de l’immigration,  de la santé publique et bien d’autres. Tous des sujets d’actualités et de discordes au sein même des foyers, comme celle de l’immigration avec l’épisode de la jungle de Calais, la montée du terrorisme…  Sujets sur lesquels les ambassadeurs pro-Brexit ont su s’appuyer pour faire valoir leurs idées auprès du plus grand nombre.

Les résultats, en dépit de nombreuses manifestations, en majorité chez les jeunes, n’ont rien pu y faire. Avec un taux de participation de 72,2%, le Brexit est adopté et ne tarda pas à redistribuer les cartes au sein du pays. Le premier ministre de l’époque, David Cameron, annonce sa démission dès les résultats, conduisant ainsi Theresa May au pouvoir, d’une manière assez éloignée de nos standards démocratiques. 

Oui mais voilà, de nombreuses promesses de campagnes ce sont vues démenties très rapidement. Parmi elles, il y a évidemment celle qui fut l’une des principales. Si importante qu’elle était même placardée sur de nombreux autobus pour sa promotion. Elle promettait qu’en sortant de l’Europe, l’argent qu’il n’y serait donc plus consacré, sera immédiatement destiné au système de santé public. Mais en se faisant démentir dès le lendemain des scrutins, les britanniques ont pu se rendre compte sur quels mensonges ce référendum étaient fondés. Ne faisant qu’aggraver la fracture dans le pays et par la même occasion, a fait tomber quelques têtes dans les partis pro-Brexit.

 

 

Personnes tenant des drapeaux, rappelant donc cette histoire du Brexit.
Image libre de droit provenant de Unsplash, qui est un site internet consacré à cette occasion.

 

De la désillusion à l’espoir 

 

Depuis tous ces événements, la résidente actuelle du 10 Downing Street, Theresa May, prépare la transition. Mais après être parvenu à un accord avec Bruxelles après de longues négociations, il ne lui restait qu’à convaincre le parlement. Accord indispensable car sans celui-ci, quitter l’Europe sans l’approbation des députés aurait des conséquences néfastes. À savoir la nécessité de devoir se référer aux règles de l’Organisation Mondiale du commerce (OMC), pour ses relations commerciales avec l’Europe. De devoir aussi faire face à de nombreuses barrières non  tarifaires, risquant donc aussi une nouvelle dévalorisation de la Livre. Monnaie qui, pour rappel, a déjà  été touchée lors de l’annonce du Brexit.

Ce qui devait arriver arriva. Le 15 janvier dernier, le Parlement rejeta l’accord négocié avec Bruxelles. Accord qui, ce 11 mars, malgré de nouvelles garanties, fut une nouvelle fois rejeté, plongeant le pays toujours plus dans l’inconnu. Obligeant donc la ministre de demander le report du Brexit, initialement prévu le 29 mars, au 30 juin. Mais l’Europe ne lui accorda que jusqu’au 12 avril pour se mettre d’accord. Cette dernière vient même d’annoncer à son parti qu’en cas de ratification sur l’accord, elle pourrait démissionner avant la deuxième étape de négociation.

Tout ce marasme politique et cette histoire du Brexit nous pousse à nous poser une question : vont-ils réellement quitter l’Union au final ? Interrogation légitime, car une partie des britanniques reprennent quelque peu espoir. On les voit défiler fièrement dans les rues, drapeaux européens à la main et depuis peu, une pétition demandant la révision du référendum circule sur les réseaux sociaux. D’autant plus que cette dernière a déjà recueillie plus de 5 millions de signatures en à peine une semaine ! Mais pour l’une des figures du camp “leaving”, Boris Johnson, «les gens deviendraient complètement marteau à l’idée de voter de nouveau là-dessus». 

En tout cas ce qui est sûr, c’est que nous ne sommes pas à l’abri d’autres rebondissements dans cette histoire du Brexit. Le Royaume-Uni avec tout ça  nous rejette à tous l’image d’une vieille ex-copine qui,  après être partie fièrement, commence à s’en mordre les doigts et pointe à nouveau le bout de son nez.

 

Affaire à suivre…